Jeudi soir, j’ai eu le plaisir d’ouvrir et d’animer « Dada Lecture – Marathon du hasard poétique« , organisé à l’Ambassade de Roumanie en France, avec le Consulat général de Roumanie à Paris et l’Institut Culturel Roumain de Paris, dans le cadre des Nuits de la Lecture 2026 et de la Journée de la Culture roumaine.
Le cadre était exceptionnel ! L’Hôtel de Béhague, somptueux, presque irréel ! Mais ce qui a marqué la soirée, ce n’est pas seulement la beauté du lieu : c’est la chaleur humaine. Une salle pleine, une vraie bienveillance, et surtout une incroyable diversité de textes et de voix.
Le principe était simple : un marathon de lecture à voix haute, où les participants pouvaient lire ou interpréter, en roumain ou en français, des textes d’avant-garde — avec, en filigrane, un hommage à Tristan Tzara, dont on célèbre en 2026 les 130 ans de la naissance, et plus largement à la contribution roumaine aux avant-gardes européennes.
Avant de commencer, j’avais prévu de glisser une blague autour d’une expression roumaine que j’adore : ne facem că plouă (“on fait semblant qu’il pleut”). Cette phrase résume parfaitement ce qu’on fait souvent quand on n’ose pas. On sourit, on regarde ailleurs, et on attend que quelqu’un d’autre se lance.
Sauf que ce soir-là, impossible. Tout le monde voulait lire. Et ça, c’est le plus beau souvenir que je garde : la poésie n’est pas restée sur la page, elle a circulé. Elle a changé de bouche, de rythme, d’accent, de couleur. Les textes sont devenus drôles, parfois émouvants, et surtout vivants.
La soirée a aussi été ponctuée par deux moments musicaux au piano, avant de se poursuivre dans cet esprit Dada : libre, joyeux, et profondément collectif.
Merci aux institutions organisatrices pour leur invitation et leur accueil, et bravo à toutes celles et ceux qui ont prêté leur voix au hasard poétique.





📸 Photos : Steluța Popescu
