Je traduis de la littérature roumaine vers le français. Pour moi, traduire, c’est faire circuler des voix, des histoires et des façons de voir le monde sans effacer ce qui les rend singulières.
Camping — Lavinia Braniște
Éditions des Syrtes, 2026
Sofia vit en Espagne depuis vingt ans. À l’approche de la retraite, elle envisage de rentrer en Roumanie, où son fils Robert a grandi loin d’elle. Mais revenir ne signifie pas retrouver ce que l’on a quitté. Avec finesse et humour, Lavinia Braniște raconte l’émigration, la culpabilité, l’argent, la langue et cette question simple en apparence : où est-ce qu’on est encore chez soi après vingt ans d’absence ?

Le Saint n°6 — Tatiana Niculescu
L’Harmattan, 2025
Dans la Roumanie des années 1950, l’évêque gréco-catholique Iuliu Hossu est emprisonné à Sighet par le régime communiste et réduit à un simple numéro. Privé de liberté, confronté à la faim et à l’humiliation, il tente de préserver sa foi et sa dignité. Inspiré d’une histoire vraie, le roman raconte une résistance intime et spirituelle face à un système décidé à briser les consciences.

Nadia Comăneci dans l’œil de la police secrète — Stejărel Olaru
Robert Laffont Canada, 2022
À partir des archives de la Securitate, Stejărel Olaru retrace la trajectoire de Nadia Comăneci, de son enfance jusqu’à son départ de Roumanie en 1989. Derrière l’icône mondiale de la gymnastique apparaît une jeune femme constamment observée par le régime communiste. Rapports d’informateurs, écoutes et dossiers de surveillance éclairent d’un jour nouveau une destinée sportive devenue affaire d’État.

George Arion
Quatre polars traduits en français :
Cible royale · Qui veut la peau d’Andreï Mladin ? · La Vodka du Diable · La Prophétie de Barintown
Entre enquête, espionnage, satire et humour noir, George Arion raconte la Roumanie communiste et postcommuniste de l’intérieur.



